Leica au coeur de l`Islande
Des volcans en éruption. Des étendues de nature sauvage. Des températures polaires. Une célèbre carlingue d’avion ô combien photogénique. Et toujours du vent. Bienvenue en Islande! C’est dans ce décor brut, où les éléments s’expriment avec vigueur, que Jimmy Weber aime à se retrouver plusieurs fois par année. Il y emmène régulièrement des entrepreneurs et autres personnes en quête de sens, mais également des jeunes en difficulté.
« S’immerger dans cette nature grandiose impose une rupture. Le rythme change, les priorités aussi. Dans notre société obnubilée par la superficialité et la vitesse, l’Islande offre une échappatoire. Une parenthèse pour se ressourcer, faire le point. Pour des jeunes au parcours cabossé, c’est l’occasion idéale pour réfléchir », précise Jimmy Weber. La série photographique intitulée « Résilience au cœur du feu »* est issue du dernier voyage du presque quadragénaire.
Équipement de Jimmy Weber
Depuis l’acquisition de son premier Leica M6, le photographe est toujours resté fidèle au célèbre boîtier M de la marque de Wetzlar. M10-P, M11-D, MP se succèdent dans sa besace. Même s’ils sont désormais accompagnés par un SL2-S, afin notamment de réaliser des images vidéo. « J’apprécie le retour à l’essentiel qu’offre la pratique photographique avec un Leica M. En ayant à gérer uniquement le trio ouverture-vitesse-sensibilité, on peut se concentrer à 100% sur son sujet. »
Et ainsi ne pas passer à coté de moments uniques. Le survol du Litli-Hrútur, célèbre volcan entré en éruption en juillet 2023, en avion piloté par un autochtone recommandé par le fameux photographe américain Chris Burkard. Une balade à cheval par -17°C. Ou encore une aurore boréale aux couleurs éclatantes.
Un voyage en Islande constitue un test grandeur nature pour le matériel photographique. Température, humidité, vent, chocs répétés: rien est épargné aux boîtiers et aux optiques! « Dans ce pays, on en prend plein les yeux… et le matériel pour son grade! J’emporte toujours, par principe, mon matériel avec moi, afin de pouvoir déclencher, les meilleures images apparaissant souvent dans les conditions les plus dures. Eh bien jamais mes Leica ne m’ont laissé tomber, malgré que l’inverse soit vrai! », s’exclame Jimmy Weber, hilare!
Avant de préciser: « Lorsque j’ai immortalisé l’aurore boréale en effet, il y avait des conditions de vent chaotique. Posé sur son trépied durant une pose longue, l’appareil a été déstabilisé par une bourrasque et s’est écrasé sur des cailloux. L’écran arrière, endommagé par la chute, a nécessité un remplacement à mon retour en Suisse. Mais j’ai pu continuer à utiliser l’appareil - parfaitement fonctionnel par ailleurs - durant le reste du séjour sur place. Testé et approuvé!
Jimmy Weber
Jimmy Weber, 39 ans, originaire de Genève, marié et père de deux enfants, travaille dans le social depuis plus de vingt ans. Son rapport à l’image est intimement lié à son histoire personnelle. Une jeunesse compliquée par la perte d’êtres proches lui donne en effet le goût de l’écriture, puis de la photographie. Aujourd’hui, ce « photo-reporter de l’humain » - comme il aime à se définir - utilise le médium photographique pour documenter son travail avec des jeunes en reconstruction.