Puffin on a rock

Test terrain : un an avec la Leica Noctivid 10x42

09/04/2026

En tant que photographe naturaliste il est très important pour moi de pouvoir disposer d’un équipement capable de me suivre partout et avant toute chose, de m’aider dans mon travail. J’utilise depuis plus d’un an la jumelle Noctivid 10x42 de Leica, qui est hors du commun pour bien des raisons. Je vais donc tenter de vous expliquer pourquoi.

Barn owl in flight

Performance en mauvaises conditions de luminosité

L’observation et la photographie de la faune sauvage réussissent le mieux en début et en fin de journée, lorsque la lumière n’est pas optimale. Deux moments appelés aurore et crépuscule, mais qui pour les photographes sont qualifiés d’heure dorée. Bien que la faune sauvage soit plus active à ces moments-là, nous avons souvent besoin d’une aide permettant d’être plus proches de nos sujets et parfois de pouvoir les identifier. C’est alors que ces optiques entrent en scène. Eu égard à leur performance dans la pénombre, les jumelles Noctivid font partie d’un monde à part. Ces derniers temps j’ai particulièrement apprécié, entre deux voyages, d’observer une chouette effraie qui habite non loin de chez moi dans le sud de l’Angleterre durant ses vols au ras des champs. C’est alors comme si l’on regardait à travers une machine à remonter le temps, que la jumelle nous montre la lumière qu’il régnait trente minutes plus tôt, mais qu’en fait vous êtes en temps réel. C’est exceptionnel et une raison suffisante pour justifier la présence permanente de cette jumelle à mes côtés. 

Découvrez la Leica Noctivid

Selon moi il est bien plus important d’être en possession d’une jumelle que d’un appareil photo, car elle réveille l’enchantement juvénile qui sommeille en nous lorsque l’on découvre une nouvelle espèce ou que l’on observe simplement le vol d’un rapace qui passe au-dessus de nous, là où l’appareil photo nécessite des réglages qui nous dévient de ce moment de plaisir naturaliste.

Ben Sutcliffe

Roe deer on a meadow

Netteté

Comme je l’ai déjà évoqué la performance crépusculaire des Noctivids est incroyable, mais elle ne serait rien si le sujet observé ne pouvait pas être identifié précisément. Avec cette optique il est non seulement possible d’identifier un sujet dans de mauvaises conditions de luminosité, mais vous distinguez les poils d’un chevreuil debout au beau milieu d’un pré. Vous pouvez apercevoir la moindre plume ornant la gorge d’un colibri, tandis qu’il vole sur place pour se nourrir en butinant une fleur. Cette netteté est un facteur décisif me permettant de savoir précisément ce que j’observe, bien avant de m’emparer du boîtier photo. 

Lion in the rain

Qualité de conception

Bien entendu toutes les optiques Leica bénéficient d’une qualité de conception irréprochable, mais pour moi c’est justement cette qualité qui est particulièrement importante. Mon travail me mène parfois dans certains des endroits les plus hostiles de la planète. C’est ainsi que j’ai visité les régions polaires, les forêts tropicales, ou encore les déserts arides, autant d’endroits où le gainage caoutchouté des Noctivids s’est avéré très résistant, que ce soit face aux pluies torrentielles, à la neige ou aux tempêtes de sable et aux chaleurs extrêmes. Les environnements que je parcours, ne me laissent aucun répit pour soigner mon équipement. C’est pourquoi il est fondamental pour moi de savoir que mon équipement sera fonctionnel au moment voulu, peu importe les conditions. Les vols dans de petits avions où l’espace est compté pour les bagages, m’empêchent de transporter du matériel de secours. Il est donc rassurant de pouvoir compter sur mes équipements à tout moment.

Close up of an insect

Distance minimale de mise au point

Le sujet n’est pas forcément hors de portée visuelle – avec une distance minimale de mise au point de 1,9 mètre vous n’observerez pas uniquement le vol d’oiseaux au-dessus de sommets lointains, mais également celui de papillons qui virevoltent au-dessus d’un tapis de fleurs. Bien avant de me lancer dans la photographie animalière, j’ai grandi avec la passion d’observer un papillon ou une nouvelle espèce d‘invertébré, une passion qui ne m’a jamais quitté. C’est pourquoi lorsque je me promène ou que je randonne, j’emmène toujours mes jumelles afin de pouvoir observer au plus près les espèces que je croise en chemin.

Ben Sutcliffe holding his Leica Nocitivid

Plus près du sauvage

Et voilà, nous y sommes. Naturellement je pourrais encore remplir des pages à propos de cette jumelle, puisqu’elle ne me quitte jamais et que même lorsque je suis chez moi la Noctivid n’est jamais bien loin. Selon moi il est bien plus important d’être en possession d’une jumelle que d’un appareil photo, car elle réveille l’enchantement juvénile qui sommeille en nous lorsque l’on découvre une nouvelle espèce ou que l’on observe simplement le vol d’un rapace qui passe au-dessus de nous, là où l’appareil photo nécessite des réglages qui nous dévient de ce moment de plaisir naturaliste.