Test terrain : un an avec la Leica Noctivid 10x42
En tant que photographe naturaliste il est très important pour moi de pouvoir disposer d’un équipement capable de me suivre partout et avant toute chose, de m’aider dans mon travail. J’utilise depuis plus d’un an la jumelle Noctivid 10x42 de Leica, qui est hors du commun pour bien des raisons. Je vais donc tenter de vous expliquer pourquoi.
Performance en mauvaises conditions de luminosité
L’observation et la photographie de la faune sauvage réussissent le mieux en début et en fin de journée, lorsque la lumière n’est pas optimale. Deux moments appelés aurore et crépuscule, mais qui pour les photographes sont qualifiés d’heure dorée. Bien que la faune sauvage soit plus active à ces moments-là, nous avons souvent besoin d’une aide permettant d’être plus proches de nos sujets et parfois de pouvoir les identifier. C’est alors que ces optiques entrent en scène. Eu égard à leur performance dans la pénombre, les jumelles Noctivid font partie d’un monde à part. Ces derniers temps j’ai particulièrement apprécié, entre deux voyages, d’observer une chouette effraie qui habite non loin de chez moi dans le sud de l’Angleterre durant ses vols au ras des champs. C’est alors comme si l’on regardait à travers une machine à remonter le temps, que la jumelle nous montre la lumière qu’il régnait trente minutes plus tôt, mais qu’en fait vous êtes en temps réel. C’est exceptionnel et une raison suffisante pour justifier la présence permanente de cette jumelle à mes côtés.
Selon moi il est bien plus important d’être en possession d’une jumelle que d’un appareil photo, car elle réveille l’enchantement juvénile qui sommeille en nous lorsque l’on découvre une nouvelle espèce ou que l’on observe simplement le vol d’un rapace qui passe au-dessus de nous, là où l’appareil photo nécessite des réglages qui nous dévient de ce moment de plaisir naturaliste.
Ben Sutcliffe
Netteté
Comme je l’ai déjà évoqué la performance crépusculaire des Noctivids est incroyable, mais elle ne serait rien si le sujet observé ne pouvait pas être identifié précisément. Avec cette optique il est non seulement possible d’identifier un sujet dans de mauvaises conditions de luminosité, mais vous distinguez les poils d’un chevreuil debout au beau milieu d’un pré. Vous pouvez apercevoir la moindre plume ornant la gorge d’un colibri, tandis qu’il vole sur place pour se nourrir en butinant une fleur. Cette netteté est un facteur décisif me permettant de savoir précisément ce que j’observe, bien avant de m’emparer du boîtier photo.