Jeroen Hanselaer est un photographe belge dont le travail embrasse toute la diversité du médium, des campagnes de mode aux projets commerciaux, en passant par les missions humanitaires pour les Nations unies, le portrait et les séries documentaires intimistes. En 26 ans, il a construit une démarche qui se définit moins par un genre que par une conviction constante : chaque sujet, quel que soit le contexte, mérite d’être regardé avec la même précision, le même respect et la même volonté de ne pas détourner les yeux.
Sa carrière débute dans la photographie de mode, où il développe son sens de la composition, de la lumière et de la clarté narrative. Cette rigueur esthétique ne l’a jamais quitté ; elle a simplement trouvé de nouveaux champs d’expression. La même attention aux lignes et au cadrage qui façonne une image de mode sert aujourd’hui à mettre en lumière le travail d’un chef étoilé au guide Michelin, à documenter un projet humanitaire dans la région sahélienne du Tchad ou à réaliser, en cinq minutes, le portrait de Monica Bellucci dans une chambre d’hôtel. Le contexte change. Le photographe reste le même.
Responsable de la Leica Akademie Belgique et Luxembourg depuis 2026, Hanselaer anime des ateliers et des programmes de formation destinés aux photographes de tous niveaux. Son travail a été exposé à l’international et publié dans trois monographies : Restless (2015), Fernweh (2019) et Monsieur Portrait (2021). Sa série documentaire Visages du Sahel, réalisée en partenariat avec des organismes de développement allemands et français, a été présentée dans des galeries à Gand et à Anvers et a contribué au maintien du financement de projets d’adaptation au changement climatique en Afrique centrale.
Ce qui anime son travail demeure inchangé : un instinct pour l’authenticité, la volonté de révéler la beauté sans dissimuler la vérité et la conviction que l’appareil photographique est autant un instrument politique qu’un outil esthétique. Que la commande émane d’une maison de couture, d’un journal ou des Nations unies, la question reste la même : comment saisir la vérité d’une personne tout en respectant sa dignité ?